Privons nous le chamelon

Privons nous le chamelon

Privons nous le chamelon pour monétiser le lait ?

Après la mise bas, la chamelle reconnaît son petit à l’odeur. Les changements hormonaux après le part contribuent à l’apparition de l’excrétion du lait et de l’instinct maternel. Ainsi, le petit est accepté par sa mère et est en mesure d’accéder au premier lait (colostrum). Cependant, parfois, la mère n’accepte pas son nouveau-né, refusant de donner son lait, et même parfois, fait preuve d’agressivité à son égard. ( Cirad)

Après moins d’une heure, il est important pour le chamelon de téter sa mère afin de profiter du premier lait (le colostrum), très riche en immunoglobulines qui le protégeront contre les agressions microbiennes pendant les premières semaines de sa vie, avant qu’il ne synthétise lui-même ses propres anticorps, ( Cirad)

Le jeune chameau est laissé seul avec sa mère les six premières semaines de sa vie et s’alimente exclusivement du lait produit par sa mère, pour ensuite commencer à s’alimenter différemment tout en continuant à consommer le lait de sa mère. Le sevrage des chamelons est pratiqué dans une fourchette d’âge allant de 8 à 18 mois, et une moyenne de l’ordre de 12 mois.

La production de lait de la chamelle est deux à trois fois plus importante que le besoin du chamelon, donc, la chamelle peut-être traitée sans devoir limiter les besoins de son chamelon.

Si on ne lui permet pas de téter quand il le veut, on peut traire la chamelle, et le jeune animal pourra être progressivement sevré pour manger des aliments solides. Un jeune chameau auquel on permet de téter chaque fois qu’il le désire engraisse et peut éprouver de la difficulté à marcher. De plus, il souffrira quand on l’enlèvera finalement à sa mère. ( FAO )

Les éleveurs de chameaux favorisent le bien-être des chamelons à la quantité de lait récolté car d’une part il n’existe pas d’élevage intensif de lait chamelle comparable à l’élevage des vaches laitières et une vache est capable de produire un veau tous les 12 mois, une chamelle entre 2 et 3 ans, il est donc impératif de protéger au mieux les chamelons.

Pour répondre clairement à la question, les chamelons ne sont pas privés du lait de leurs mères pour privilégier la monétisation du lait, le bien-être des chamelons pour favoriser leur croissance.

Comment cela se passe pour les vaches et leurs veaux ?

Sélectionnées génétiquement et alimentées pour produire toujours plus de lait, une vache laitière produit aujourd’hui en moyenne 6 700 litres de lait par an, soit 4 fois plus qu’en 1945 et 2 fois plus qu’en 1970, l’équivalent de 4 fois les besoins en lait d’un veau.

En France, 3,8 millions de vaches sont en production. La filière indique que 23,9 milliards de litres de lait ont été collectés en 2018.

La séparation mère-petit

Dans presque tous les élevages laitiers, le veau est séparé de sa mère à la naissance ou dans les 24 heures.

Le lait de dromadaire

Le lait de dromadaire

Le lait de dromadaire, nouvelle tendance food des hipsters californiens

Le lait de dromadaire, nouvelle tendance food des hipsters californiens

C’est connu, les Californiens sont férus de produits healthy, toujours plus originaux. Leur dernier coup de cœur ? Le lait de dromadaire, originaire d’Afrique du Nord. Décryptage.

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Dans la catégorie tendance food, le prix de l’originalité 2017 est attribuée au lait de dromadaire. Produit phare de l’alimentation des populations nomades africaines, ce nectar est récolté depuis le pis de la femelle. Cette boisson n’a pas tardé à conquérir le sol américain grâce à l’initiative d’un jeune entrepreneur : Walid Abdul-Wahab.

Il était une fois deux hommes

Originaire d’Arabie saoudite, Walid a eu une brillante idée. Après s’être associé avec Sam Hosteler, un amish vivant dans le comté du Vernon aux États-Unis, il décide de racheter un zoo déserté et d’y installer une ferme un peu particulière. Celle-ci produira du lait de dromadaire et s’appellera Desert Farm. Très rapidement, les deux fermiers exportent leur produit vers la côte ouest du pays. La boisson séduit immédiatement les Californiens, toujours en quête de nouvelles tendances.

Une boisson 100% santé

Bonne alternative au lait de vache, ce nectar est plus digeste, réduit les risques d’allergies alimentaires et améliore le système immunitaire. Il présente une faible quantité de lactose, ce qui permet de réduire les risques d’intolérance à ce glucide, présent dans le lait de vache. Outre le confort intestinal, cette boisson est dix fois plus riche en fer que le lait de vache et renferme de nombreux nutriments : calcium, magnésium, phosphore, sodium, vitamine B et C.

Un goût proche du lait de vache

«Son goût se rapproche fortement de celui des vaches laitières. Il se distingue quand même de ce dernier en étant légèrement salé. C’est une boisson rafraîchissante et onctueuse en bouche», décrit Walid Abdul-Wahab sur le site de la marque. Selon la présence plus ou moins faible de lactose, il peut être doux ou légèrement amer. «Les personnes qui le dégustent pour la première fois sont d’abord surpris, car ils ne savent pas à quoi s’attendre. Puis ils me disent que finalement, ça ressemble au lait qu’ils prennent tous les matins», poursuit le créateur de Desert Farm.

Adopter cette nouvelle tendance

Du rappeur californien Haitian Fresh à la blogueuse Fitfooding en passant par le coach fitness Dan Wells, star du crossfit américain, les célébrités californiennes ont désigné le camel milk comme le must drink de l’année. Bonne nouvelle pour la France, il est, depuis l’autorisation de l’Union européenne en 2011, commercialisé en Europe.

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