Rôles de l’élevage camelin dans les sociétés modernes Sahariennes

 

Les sociétés et territoires ruraux du Maghreb connaissent d’importantes transformations en raison de multiples facteurs (démographique, urbanisation, changement d’usage des terres, etc.). Ces évolutions induisent des mutations des systèmes agraires dont les activités d’élevage, tout particulièrement dans les régions intérieures aux abords du Sahara, arides, voire désertiques.

Dans cette dynamique complexe, les différents modes d’élevage de dromadaires pourront-ils s’organiser et s’adapter pour répondre à la demande sociétale en évolution et prendre en compte les processus écosystémiques pour l’exploitation des ressources ?
Dans ce contexte, les systèmes d’élevage camelin peuvent-ils emprunter des voies pour soutenir les activités humaines et gérer de façon durable leurs ressources locales ?

Leur système agraire repose essentiellement sur l’élevage camelin ou mixte (dromadaire et petits ruminants) et oasien. Les vastes espaces pastoraux, hors zones périphériques urbaines, sont valorisés principalement par les camélidés selon des codes de mobilités relevant des liens de parenté et de règles de gestion des ressources.

Les fonctions attendues des systèmes d’élevage camelin en termes de services ont été longtemps le portage et la traction. Avec l’avènement de la motorisation, les services de portage sont sollicités par le tourisme et les courses de compétition. Concernant les produits animaux (lait, viande, poil, etc.) ont connu un intérêt croissant au cours de cette dernière décennie.

Il en résulte des stratégies et conduites d’élevage diverses qui tentent de concilier des opportunités de production ou commercialisation et des modes d’organisation sociale en lien avec la restructuration du territoire (politique d’urbanisation) et l’émergence de nouveaux besoins sociétaux, des différentes zones d’études.

Source: https://camed.cirad.fr/