Le lait de chamelle, en phase de révolutionner l’industrie laitière au Kenya

 

AGM-Kenya     Les sécheresses à répétition des dernières années au Kenya ont relancé l’intérêt pour le chameau et sa résistance aux climats extrêmes.

Le lait de chamelle est riche en vitamine C, plus digeste et moins gras que le lait de vache, il serait aussi une solution face au réchauffement climatique dans la région.

D’ailleurs, les nutritionnistes ne tarissent pas d’éloge sur le lait de chamelle. « Il est légèrement plus salé que celui de la vache, trois fois plus riche en vitamine C, on sait qu’il est riche en fer, en acides gras insaturés et en vitamines B », souligne l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’agriculture (FAO).

Chaque animal produit quotidiennement 2 à 3L de lait revendu près de 2euros dans les grandes surfaces riches en Vitamine C pauvre en lactose donc plus facile à digérer que le lait de vache. Il est aussi plus simple de le produire dans les régions arides.

Pour Adan Ali coordinateur de Anolei Cooperative, « les dromadaires peuvent vivre 20 à 30 jours sans boire d’eau les troupeaux de vaches eux ne peuvent tenir que 2 jours ».

Les éleveurs kényans se sont unis à une coopérative et envoient désormais leur lait à Nairobi où il est pasteurisé avant d’être embouteillé.

Bashir Warsame, Président de Nugg milk, « l’industrie du lait de dromadaire est informelle. Il n’existe pas cette culture de pasteurisation dans l’industrie du lait de vache, nous sommes des pionniers nous voulons que le lait de dromadaire atteigne les mêmes standards que les autres produits de l’industrie laitier. »

D’après Khalif Abey, Coordinateur national chez Kenya Camel Association « Les dromadaires sont le futur du monde en raison de l’insécurité alimentaire, l’augmentation de la population africaine va nécessiter plus de nourritures et avec les changements climatiques, l’état de sécheresse affecte leur mode de vie, les troupeaux de vaches meurent donc les dromadaires sont la réponse aux effets du changement climatique, de nombreuses communautés tournent vers eux ».

Pour valoriser leur lait les industriels misent pour l’instant le marché local. A long terme, ils envisagent de conquérir celui de l’international qui pourrait rapporter près de 30 millions d’euros chaque année.  

Source : africagreenmagazine.com