Lait de chamelle et lactoferrine

Le lait de chamelle a un taux de lactoferrine important, mais savez vous ce qu’est la lactoferrine ?

La lactoferrine est une glycoprotéine de la famille des transferrines qui se lie au fer et joue de nombreux rôles biologiques. Elle a des propriétés antibactériennes, antivirales, antifungiques, anti-inflammatoires, antioxydantes et immunomodulatrices. Groves, en 1960, isole pour la première fois la lactoferrine du lait de vache. Cette molécule est présente dans le colostrum, le lait de la jeune maman juste après l’accouchement. C’est en 1966, que la présence de la lactoferrine est démontrée dans la salive, les sécrétions nasales, les larmes, la bile, le fluide pancréatique, le sperme, le mucus cervical de la femme et dans l’urine .

Elle appartient à la famille des protéines transferrine. D’un point de vue structural, la lactoferrine est une glycoprotéine de 80 kDa.

 

Vertus antioxydantes

Lors d’une activation du système immunitaire, l’activation des cellules immunitaires telles que les monocytes et les macrophages, conduit à une production accrue de radicaux libres qui peut être amplifiée en présence de fer libre. Grâce à sa forte affinité avec le fer libre, la lactoferrine libérée au site de l’inflammation par les cellules immunitaires (neutrophiles), piège le fer. La lactoferrine fonctionne comme un puissant antioxydant local protégeant les cellules immunitaires des radicaux libres générés au cours de la réponse inflammatoire. Récemment, une étude clinique sur une cohorte de 90 patients atteints d’hépatite C chronique montre que les sujets qui ont ingéré de la lactoferrine présentent une amélioration de leur statut oxydant hépatique.

 

Action immunomodulatrice

Les actions immunomodulatrices de la lactoferrine sur le système immunitaire ne sont pas clairement élucidées. Cependant elle renforce la réponse immunitaire par la présence des récepteurs spécifiques à la lactoferrine situés sur de nombreuses cellules immunitaires, comme les lymphocytes, les monocytes et les macrophages. Elle est directement impliquée dans la régulation de l’activité des cellules naturelles tueuses (NK).

Les études scientifiques publiées qui ont examiné l’utilisation de la lactoferrine comme supplément et ses effets sur l’immunité sont très prometteuses : deux études portant sur des volontaires sains ont montré que l’ingestion de lactoferrine de lait de vache avait des effets immunorégulateurs positifs en fonction du profil initial du système immunitaire du volontaire. Les résultats suggèrent que la lactoferrine issue de lait de vache pourrait être utilisée en clinique pour améliorer le statut immunitaire des patients et ainsi pourrait agir sur l’activation du système de défense des patients.

Les actions immunomodulatrices de cette molécule sur le système immunitaire ne sont pas clairement élucidées. Cependant la lactoferrine renforce la réponse immunitaire par la présence des récepteurs spécifiques à la lactoferrine situés sur de nombreuses cellules immunitaires, comme les lymphocytes, les monocytes et les macrophages. Elle est directement impliquée dans la régulation de l’activité des cellules naturelles tueuses (NK). Les études scientifiques publiées qui ont examiné l’utilisation de la lactoferrine comme supplément et ses effets sur l’immunité sont très prometteuses : Deux études portant sur des volontaires sains ont montré que l’ingestion de lactoferrine de lait de vache avait des effets immunorégulateurs positifs en fonction du profil initial du système immunitaire du volontaire. Les résultats suggèrent que la lactoferrine issue de lait de vache pourrait être utilisée en clinique pour améliorer le statut immunitaire des patients et ainsi pourrait agir sur l’activation du système de défense des patients.

 

Cancer

Les gènes suppresseurs de tumeur perdent leur fonction dans les cancers, et il a été montré que l’expression du gène de la lactoferrine est fortement diminuée, voire éteinte dans certains cancers. Des altérations inactivent le gène de la lactoferrine fournissant aux cellules cancéreuses un avantage prolifératif9. En exerçant un rôle de surveillance de la croissance des cellules, elle lutte contre le développement de métastases, sugérant que cette molécule pourrait jouer le rôle d’un suppresseur de tumeur 101112. De nombreuses recherches in vitro et in vivo sur des animaux suggèrent que la lactoferrine est un puissant agent anticancéreux. De multiples études sur des rats ou des souris exposés à des produits chimiques toxiques (azoxyméthane) connus pour provoquer des tumeurs montrent une importante réduction du développement d’adénocarcinomes chez les animaux ayant reçu de la lactoferrine.

 

Système intestinal

Les bienfaits de la lactoferrine ont également un impact important sur la santé du système intestinal.
La lactoferrine semble impliquée dans le bon fonctionnement de l’intestin. En effet, des études suggèrent qu’elle réduit de façon importante l’inflammation intestinale, dans des conditions telles que les maladies inflammatoires de l’intestin. Des animaux exposés à différentes substances pathogènes connues pour causer des inflammations intestinales montrent une inflammation est diminuée lorsqu’ils sont nourris avec de la lactoferrine.

Une dysbiose du microbiote intestinale (déséquilibre entre les bonnes et mauvaises bactéries) est connue pour induire un état inflammatoire de l’intestin avec pour résultats des perturbations dans tout l’organisme. Des recherches scientifiques ont montré qu’un apport en lactoferrine à des animaux ou à des nourrissons induit une augmentation très importante du nombre des bonnes bactéries – comme les bifidus – et une diminution des mauvaises bactéries comme E. coli, Streptococcus, Clostridium ou autres. Maintenant ainsi l’équilibre du microbiote intestinal. Enfin, certaines études suggèrent que la lactoferrine est capable de stimuler la prolifération des cellules intestinales, conduisant à une amélioration des fonctions digestives.

 

Activité anti-microbienne

La lactoferrine dispose de bienfaits anti-inflammatoires.Elle exerce une activité anti-infectieuse contre de nombreux micro-organismes tels
que des bactéries Gram- et Gram+, levures, champignons, à certains virus et protozoaires. D’autres recherches ont montré que l’expression de la lactoferrine pouvait être induite le LPS un agent proinflammatoire.

 

Activité anti-bactérienne

La lactoferrine exerce une activité antibactérienne. Un essai clinique a étudié l’effet d’un traitement antibiotique seul ou associé à 200 mg de lactoferrine sur 150 patients ayant une infection à Helicobacter pylori. Les résultats ont montré une éradication à 100 % d’Helicobacter pylori dans le groupe ayant reçu de la lactoferrine. Dans celui recevant le traitement classique, le niveau d’éradication atteignait 76,9 % 24. Dans une autre étude, 12 enfants souffrant de pharyngite chronique, positifs aux streptococci de groupe A, ont reçu trois fois par jour une combinaison de 500 mg d’érythromycine et de 100 mg de lactoferrine bovine. Après quinze jours de traitement, les résultats montrent une diminution plus importante de streptococci intracellulaires de groupe A chez les enfants ayant reçu le traitement antibiotique combiné à la lactoferrine.

 

Activité antivirale

La lactoferrine de façon directe élimine certains virus en se liant aux sites récepteurs viraux, empêchant ainsi les virus d’infecter les cellules saines. Agissant également de façon indirecte, la lactoferrine inhibe les virus en augmentant la réponse immunitaire à l’invasion virale.

Une étude a examiné des patients infectés par le VIH et les a comparés à des volontaires sains. Les résultats ont montré que les niveaux plasmatiques de lactoferrine étaient plus faibles chez les patients infectés par le VIH . Une autre étude a été réalisée sur 11 patients atteints d’une hépatite C chronique pour mesurer l’efficacité de différentes doses de lactoferrine (quotidiennement pendant huit semaines) sur la réduction de la charge virale. Les résultats ont montré que la lactoferrine avait significativement diminué la charge virale, avec des diminutions atteignant 50 % chez quatre patients. Les premiers essais cliniques ont montré que l’administration orale de lactoferrine augmentait la réduction de la charge virale chez des patients infectés par le virus de l’Herpès traités par l’acyclovir.

La lactoferrine de façon directe élimine certains virus en se liant aux sites récepteurs viraux, empêchant ainsi les virus d’infecter les cellules saines. Agissant également de façon indirecte, la lactoferrine inhibe les virus en augmentant la réponse immunitaire à l’invasion virale. Une étude a examiné des patients infectés par le VIH et les a comparés à des volontaires sains. Les résultats ont montré que les niveaux plasmatiques de lactoferrine étaient plus faibles chez les patients infectés par le VIH .

Une autre étude a été réalisée sur 11 patients atteints d’une hépatite C chronique pour mesurer l’efficacité de différentes doses de lactoferrine (quotidiennement pendant huit semaines) sur la réduction de la charge virale. Les résultats ont montré que la lactoferrine avait significativement diminué la charge virale, avec des diminutions atteignant 50 % chez quatre patients. Les premiers essais cliniques ont montré que l’administration orale de lactoferrine augmentait la réduction de la charge virale chez des patients infectés par le virus de l’Herpès traités par l’acyclovir.

 

Régulation de l’assimilation du fer

La lactoferrine est essentielle en raison de son étonnante capacité à se lier avec le fer. Le fer est utilisé par de nombreux pathogènes et de tumeurs pour croître. En se liant au fer, la lactoferrine les prive de cette ressource tout en facilitant l’absorption de ce minéral par l’intestin.

Source: doctonat.com