LAIT DE CHAMELLE ET HORMONE DE CROISSANCE

Suite aux allégations de personnes célèbres dans le milieu médical, un courant de consommateurs « anti-lait » a vu le jour.

Il apparaît important de faire quelques rappels purement scientifiques à ce propos.

Tout d’abord il faut considérer ce produit par rapport à son origine de production, comme tout autre produit de consommation il faut s’assurer de la qualité de celui-ci , qu’il soit indemne d’antibiotiques , de pesticides et qu’il contienne les nutriments utiles en quantité suffisante grâce à un bon traitement.

Il faut distinguer également les différents laits disponibles sur le marché car leurs teneurs en éléments nutritifs sont très différents les uns des autres, et le consommateur doit pouvoir faire son choix en fonction de ses besoins nutritionnels et de ses éventuelles problématiques de santé.

Ceci étant dit, une question revient régulièrement concernant les hormones de croissance que l’on trouve naturellement dans tous les laits, certaines personnes pensent qu’un lait d’un gros mammifère ne convient pas à un petit mammifère mais cet argument ne tient pas, il ne s’appuie sur aucun fait scientifique. Cela part en fait de l’idée que le lait sert à la croissance des jeunes.

Explications scientifiques :

1. Il faut une grande quantité de lait pour assurer la croissance du jeune( de l’ordre de 8 à 9 litres pour 1 Kg de croissance), donc quand on boit un verre de lait cela ne pèse pas grand chose.

2. La quantité d’IGF ( c’est le nom scientifique de l’hormone de croissance) est très faible dans le lait et est spécifique, ce qui veut dire que nous n’avons pas les récepteurs dans notre système digestif pour être sensibles à l’IGF d’autres mammifères.

3. L’IGF est sensible aux traitements thermiques, elle disparaît donc dans la plupart des produits laitiers.

4. L’IGF est une glycoprotéine et si elle n’et pas spécifique, elle est protéolysée dans l’estomac comme toute protéine et n’a donc aucune action chez l’homme.

La science nous éclaire et nous rassure dans nos choix, bien qu’avec un peu de bon sens nous pouvons faire des raisonnements sensés : il n’y a pas d’obésité chez les peuples buveurs de lait et si leur taille a augmenté c’est plus grâce au calcium qu’à l’IGF !

Fabrice Weecksteen, avec l’aide précieuse du Professeur Bernard Faye