Et le Maroc inventa son fromage de chamelle

 

Amateurs de fromages rares, tenez-vous bien, le Maroc produit depuis peu, un fromage obtenu exclusivement à partir de lait de chameaux. C’est à Dakhla (sud) qu’une coopérative féminine locale vient d’introduire cette denrée inédite sur le marché, d’après la MAP

Vendu par pots de 100 grammes à 25 dirhams, le «Ajban Dakhla», a fait son entrée sur le marché à Dakhla. Ce fromage tient son caractère spécial du fait de la difficulté à transformer sa matière première le lait de chamelle. Ce dernier ne donne en effet pas de beurre ou de fromage à partir des procédés conventionnels utilisés pour le lait des autres animaux de ferme.

C’est pourtant le pari qu’a réussi une équipe de chercheurs de l’Institut Agronomique et vétérinaire (IAV) Hassan II, et un bureau d’études spécialisé. Ensemble, ils auraient mis en place un procédé avancé permettant la production du «Ajban Dakhla», par une coopérative féminine locale, qui en assure aussi la distribution.

Cet aliment s’invitera désormais sur les tables des habitants des provinces du sud, pour qui le lait de chameau est très présent dans les habitudes alimentaires, surtout en ce mois de Ramadan. Communément appelé «Frik», ce dernier est souvent consommé frais, ou coupé de sucre.

Dans les provinces du sud, le lait de chamelle est un aliment majeur, dont la production est supérieure à celle du lait de vache. A titre d’exemple, la production de la région de Oued-Eddahab-Lagouira s’élève à quelque 5 millions de litres contre 60.000 litres du lait de vache, indique encore la MAP, citant des statistiques du ministère de l’Agriculture.*

Une telle production laitière pourrait servir de boost pour la production et commercialisation du fromage camelin, qui pourrait à terme, devenir un levier important de l’économie locale. Cette production pourrait d’ailleurs être encouragée par la tendance à la croissance de la population de chameaux, estimée à 25 000 têtes dans la région.

* La MAP cite la quantité de «600.00» litres de lait de vaches, il se peut donc qu’il y ait faute de frappe et qu’il s’agisse de 600.000 litres, toujours largement inférieur à la production de lait de chamelle.

Source: yabiladi.com
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