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LE POINT SUR LA RECHERCHE

COMPOSANTS DU LAIT DE CHAMELLE

ET PROPRIÉTÉS MÉDICINALES

LES FACTEURS ANTIMICROBIENS

(LACTOFERRINE, LYZOZYME, LACTOPEROXYDASE, IMMUNOGLOBINES)

La lactoferrine (LF) est une glycoprotéine contenant deux sites capables chacun de fixer un ion ferrique (Fe3+). Cette capacité à capter le fer explique en partie son rôle dans le contrôle de la croissance de certaines bactéries pathogènes tels que Staphylococcus aureus ou d’Escherichia coli (Zagulki et al., 1989 ; Diarra et al., 2002). Sur le plan des propriétés physiques, la lactoferrine de la chamelle comme beaucoup d’autres protéines laitières camelines serait plus thermorésistante que chez les autres espèces et plus thermorésistante que l’IgG. Par exemple, à 85°C pendant 10 minutes la lactoferrine du lait de chamelle ne représente plus que 37% de la valeur initiale, contre 1,2% pour le lait de vache et 0% pour le lait de bufflesse dans les mêmes conditions (Elagamy, 2000). La LF n’est pas une protéine spécifique du lait. On la trouve dans la plupart des sécrétions (larme, salive, secrétions utérines, sang, secrétions nasales, urines, fluide amniotique, plasma séminal) des mammifères, mais c’est dans le lait de chamelle qu’elle est la plus abondante puisqu’on en trouverait de 30 à 100 fois plus que dans le lait de vache (tab.1).

Tableau 1. Intervalle de concentration en LF de laits . diff.rents stades de la lactation des mammif.res ( en mg par ml) (Masson et Hermans, 1971 ; Qian, 1995).

n reconnaît à la lactoferrine des propriétés également antivirales et antifongiques. La LF agit sur des virus comme l’herpes, le virus de l’hépatite C et même sur le VIH (Jouan, 2002). Enfin, l’effet inhibiteur de la LF sur la croissance de certains mycètes pathogènes a été démontré in vivo ( Anderson, 2000)Le lyzozyme est une protéine naturellement présente dans les laits de mammifères où il représente un facteur antimicrobien puissant.La quantité de lysosyme dans le lait de chamelle est plus élevée que dans le lait de vache. L’activité enzymatique du lysozyme est également plus forte que celle de la vache ( Elagamy et al. 1996 ). Tout comme la lactoferrine de cette espèce, le lyzosyme du lait de chamelle serait thermorésistant. A 85°C pendant 10 mn le lyzosyme du lait de chamelle ne représente plus que 44% de la valeur initiale, contre 26% pour le lait de vache et 18% pur le lait de bufflesse dans les mêmes conditions( Elagamy, 2000).Les peroxydases sont des enzymes qui appartiennent aux systèmes non-immuns normaux de la défense antimicrobienne du lait. Cette enzyme dans le lait de chamelle est considérée comme étant une des plus thermorésistantes par rapport au lait de vache Elagamy et al., 1996 ). La lactoperoxydase du lait de dromadaire présente une stabilité encore plus forte vis-à-vis des traitements thermiques, la rendant impropre comme témoin de la pasteurisation. Elle est par exemple fortement active dans les échantillons de lait pasteurisé de la laiterie de Mauritanie (Sabumukama, 1997 ). Les résultats du test API ZYM lactoperoxydase sur le lait de dromadaire montre encore une activité enzymatique à forte température, quand la lactoperoxydase du lait de vache a perdu toute activité ( Loiseau et al., 2001 ).Les immunoglobulines dont le rôle dans les défenses immunitaires est bien connu, sont composées de chaînes lourdes et légères. Ce qui est remarquable c’est que l’organisation des anticorps chaînes lourdes du dromadaire diffère complètement de ce qui est connu chez les autres vertébrés ( Atarhouch et al. 1997 ).Le pic d’IgG dans le colostrum est de 0,26 +/- 0,232 mg/ml. Il se situe entre 18 et 30 heures après la naissance (Hülsebush, 1999). Dans le lait, la concentration est plus faible mais la teneur répertoriée dans le lait de chamelle est 4 fois supérieure à celle de la vache à 0°C et 6 fois plus élevé à 65°C. Par ailleurs, l’IgG caméline serait plus thermorésistante : il reste 0,048 mg/ml d’IgG dans le lait de chamelle à 85°C alors qu’elle disparaît dans le lait de vache (Elagamy, 2000).

LES FACTEURS ANTI-CANCÉREUX

La lactoferrine, qui serait présente en grande quantité dans le lait de chamelle, joue un rôle reconnu dans le traitement de certains cancers et ses effets anti-tumoraux ont été étudiés notamment chez le rat (Jouan, 2002). Partant de ces résultats observés en laboratoire, Chissov et al., (1995) ont élaboré une préparation à base de lactoferrine à utiliser dans les zones oropharyngiennes après une chimiothérapie. La LF est capable de participer aux processus de prolifération et de différenciation cellulaires. Elle a également été identifiée en tant que « Colony Inhibitory », agissant au niveau des cellules de la moelle épinière durant la myélopoïèse (Linden, 1994). Les cellules traitées à la lactoferrine montrent un arrêt définitif de toutes les fonctions, y inclus l’arrêt de l’activité métabolique des précurseurs de l’ADN et de l’ARN.

L’INSULINE

Lamélioration du statut glycémique chez les diabétiques traités au lait de chamelle serait due à la présence d’insuline en quantité non négligeable (52 UI/l). L’insuline est normalement neutralisée par le caillage du lait dans l’estomac sous l’effet de l’acidité du milieu, mais il semble que le lait de chamelle ne caillant pas comme ceux des autres espèces, l’insuline pourrait en grande partie se retrouver intacte dans l’intestin où elle pourrait être absorbée. En tout état de cause, il semble que la consommation régulière de lait de chamelle ait une action hypoglycémiante et régulatrice de la glycémie chez les patients insulinodépendants. (Agrawal et al., 2003).

LES FACTEURS STIMULANT ( VITAMINES C)

La réputation du lait de chamelle est en grande partie due à sa richesse en vitamine C. De tous les laits de mammifère collectés pour les besoins de l’homme, celui de la chamelle est le plus riche en cette vitamine dont le rôle tonique et reconstituant, permettant de lutter contre la fatigue et l’infection, est bien connu. Il y a en moyenne 3 fois plus de vitamine C dans le lait de chamelle comparé au lait de vache. Les facteurs de variation de la teneur en acide ascorbique sont maintenant assez bien connus (Elkhidir, 2002).La vitamine C joue un rôle biologique considérable par ses propriétés anti-oxydantes. Récemment, il a été montré qu‘elle avait aussi une action positive sur la réponse immunitaire des organismes agressés par diverses maladies. Indépendamment de la saison, les organes les plus riches en vitamine C sont le foie (60 mg/100g de tissu) et surtout les glandes surrénales (151 mg), le plus pauvre étant le coeur (8 mg seulement).

La présentation des propriétés et des avantages potentiels du lait de chameau sur ce site est basée sur des recherches scientifiques, des tests de laboratoire et des expériences de consommateurs.

Ce n’est en aucun cas un avis médical.

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