Kenya, succès du LDC

Kenya, succès du LDC

Au Kenya, le lait de chamelle fait un tabac

 

Depuis Cléopâtre, reine d’Egypte, qui selon la légende prenait des bains de lait de chamelle, le liquide avait perdu de son aura. C’était sans compter sur le réchauffement climatique, qui remet ces mammifères et surtout leur lait au goût du jour. Au Kenya, dans la région d’Isiolo, au centre du pays, des pasteurs Somalis et Boranas troquent leurs vaches contre des chamelles.

«Les chameaux sont mieux que les vaches car ils peuvent survivre aux sécheresses […] et je peux ainsi continuer à gagner de l’argent pendant la saison sèche», explique à Radio Netherlands Worldwide Africa Halima Hussein, une femme pasteur.

La région est de l’Afrique connaît en effet depuis quelques années des sècheresses à répétition qui réduisent la production de lait des vaches.

«Je vais vendre certaines de mes vaches pour acheter des veaux», poursuit Halima Hussein.

Halima et 63 autres femmes sont membres d’une coopérative à Isiolo, qui produit chaque jour entre 3.000 et 5.000 litres de lait non pasteurisé. Le breuvage est destiné au quartier majoritairement somali de Nairobi, Eastleigh.

Et ce n’est qu’un début. L’Agence néerlandaise de développement (SNV) a récemment soutenu la création d’un bar à lait de chamelle à Isiolo. Une façon de faire connaître le goût salé et amer de ce lait:

«Les circonstances obligent les gens à changer et des populations de tradition non couchite envisagent de recourir au chameau, tirant ainsi les leçons des sécheresses et des famines dans la région», précise au Mail & Guardian Daniel Muggi, fonctionnaire du ministère de l’Agriculture chargé de l’élevage à Isiolo.

Car le lait de chamelle a un fort potentiel de développement économique. Selon le site de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), il est moins gras et plus vitaminé que le lait de vache. En outre, il existe déjà une entreprise, Vital Camel Milk, spécialisée dans les produits alimentaires à base de lait de chamelle, qui les commercialise dans les supermarchés kényans mais aussi sud-africains, arabes et sud-américains.

«Il existe déjà une forte demande de lait de chamelle dans les pays développés», explique le fondateur de l’entreprise, l’Allemand Holger Marbac.

Source: slateafrique.com